Transcription
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Monsieur, encor que je masseure que soyés desià adverty dailheurs
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comme il a pleu à Dieu inspirer tellement larmée chrestienne
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que de se mettre en chemin pour poursuyvre la victoire
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quil luy donna lannée passée contre le Turc, si nay-je
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pourtant voullu failhir vous envoier lextraict des novelles
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cy joinct que jay receu de Romme qui sont assés
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fresches comme vous verrez. Au demeurant, monsieur, monsieur
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Du Maz à la fin nous a estably icy les postes. Il passa
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hyer par icy le duc de Montalte, nappolitain,
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revenant d’Espaigne, qui confirme la deffaicte de
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Jehanlys, disant quil y avoit beaucoup de catholicques
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qui nont heu guières meilheur marché que les aultres.
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Vous aurez sceu aussi, monsieur, la mort dung de noz
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voisins, sieur Jehan de Champpolion, qui a bien heu le
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loisir de se recognoistre car il a malladié plus de
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quatre moys. Cest tout ce que je scay de nouveau,
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qui me gardera vous fère plus long discours, si ce
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nest pour me recommander très humblement à vostre bonne
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grâce, et prier Dieu vous donner
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Monsieur en très bonne santé, longue et heureuse vie.
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D’Ambrun, ce IXe daoust 1572
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Vostre très humble allié et serviteur,
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G. d’Avanson, a[rchevêque] d’Ambrun
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Sa Sainteté a mandé cinq
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jubillé pour prier Dieu
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quil favorise larmée chrestienne.
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Jentens que celle de Portugal est
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passée bien près de Marceillie.
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Monsieur, je vous suplie que
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madame de Gordes voye en
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la presente mes humbles recommandations.
